Mon Sieur Fabrice Luchini
Mérite bien son nom en quatre…

La noblesse de son talent
Vaudrait sans doute le néant
S’il n’avait transformé en prose
Les Alexandrins d’autrefois

Il aime ravager les cœurs
Surtout le sien et quelquefois
Il est une âme à la hauteur
Qui lui extirpe son émoi

Dans sa solitude profonde
Qu’il apprivoise au jour le jour
Culture et prose se confondent
Sous le doux signe de l’humour

Il ne nous laisse pas entrer
Dans son beffroi aux quatre murs
À moins d’y avoir discerné
Une âme tendre à l’esprit pur

Car derrière ses airs affutés
Se cache le plus beau mystère
Ceux que les diables apprivoisés
Ont volé aux femmes naguère

Il poursuit son éternité
À travers des mondes qui jouissent
De couleuvres et de cruauté
Alors que son bagou esquisse

Derrière des phrases bien tenues
Qui ne laissent jamais de place
À de trop piètres mots aigus
Qui viendraient lui ternir la face

Ce maître de la poésie
Humaniste à l’esprit perdu
Ose suivre son cœur flétri
Faisant jouir des salles nues

Il révèle son authentique
Avec audace et liberté
Laissant le médiocre critique
Béa sous le joug des pamphlets

Il en abuse autant qu’il plaît
Il aime surtout s’écouter
Et tendre l’oreille aux discrets
Pour dévoiler la vérité

L’humain captive ses yeux vifs
Il a le don d’apprivoiser
En trois secondes et quatre lys
L’effluve pure d’un doux met

Il est des pionniers du cœur
Qui viennent réveiller le monde
Celui-là est pétri de peur
Mais il s’y colle à la seconde

Le temps n’existe pas pour lui
Car si le temps le consommait
Son intégrité se perdrait
Et il ne serait pas surpris

Car ce qui le choque aujourd’hui
N’est point dans l’effet d’une montre
Mais quand le médiocre construit
Et que les vrais fous le confondent

Son âme pleure au fond de lui
Et c’est probablement le seul
Moment où ses yeux sont surpris
Et qu’on lui fait fermer sa gueule

Il est très digne malgré tout
Et de surprises en rendez-vous
Il tente de tout maîtriser
Pour ne pas se perdre en regrets

Car bien plus que son cœur blessé
Des femmes et de leur liberté
Ses sens ont appris à jouir
Et il exulte de plaisir

Quand des rondeurs exaltent en lui
C’est son féminin qui reluit
Le paon se roue et se pavane
Et personne ne le condamne

Car si grossier, jamais vulgaire
Il dit haut ce qu’on pense bas
Et son expression volontaire
Chéri les frustrations des gars

Celles des femmes, il les brandit
Les laissant moites et embellies
Car peu d’hommes sont à la hauteur
De désirer sans perdre cœur

Il est des hommes qui salissent
D’autres se vexent ou bien rougissent
Celui-là est d’un autre bord
Mon Sieur Luchini à tribord

Vient séparer les désunis
Et altérer l’ego petit
De ceux qui ont perdu un sexe
En se cherchant tous les prétextes

Pour gagner un peu de sursis
À ne pas s’oser tel que lui
Sa tendresse le sauve ainsi
Derrière ses mots, son âme luit

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